Qui suis-je ?


Pour mon premier article quoi de plus normal que de vous faire découvrir qui je suis, d’où je viens et ce qui m’a mené à faire de la photo.

La base

Je suis né et j’ai grandi à la cerisaie, une citée située à La Rose dans le 13ème arrondissement à Marseille. Grandir dans cet environnement a été une chance pour moi, et mon amour pour la street photography vient directement de là-bas. Beaucoup de béton, de métal rouillé, de gueules cassées, de barbelés, et de drogues en tout genre. J’y suis retourné il n’y a pas longtemps et je ferai un article sur ce qui a été mon premier “terrain de jeu”

La cerisaie, le balcon avec le drap noir était le mien pendant 21 ans

Durant mon adolescence je faisais pas mal de skate, j’écoutais beaucoup de Hip Hop, du Rap français mais aussi pas mal de Soul music car mon père est un grand fan de James Brown, et aussi un peu de hard rock car mon grand frère en écoutais. La culture Skate m’a fait découvrir le monde du graffiti, gamin, je dessinais pas mal et passer du crayon à la bombe de peinture a été un grand tournant dans ma vie.

Mode de vie Graffiti

Vers l’âge de 16 ans le graffiti et toute la culture qui en découle a pris une place importante dans mon quotidien, je passais mon temps à dessiner des lettres pendant les cours, je fumais beaucoup de joints, et je faisais couler l’encre de mes marqueurs sur tout type de support entre le collège et chez moi.

Je me suis naturellement dirigé vers la section Arts appliqués au lycée pensant que j’allais pouvoir perfectionner ma passion pour le dessin. Ma première année en AA m’a surtout fait rencontrer pas mal de potes qui aimaient autant que moi taguer et peindre, avec certains on a fini par faire un crew et a l’heure actuelle ces potes sont devenus des amis très proches qui font partie intégrante de ma vie. Concernant mon année scolaire ce fut un échec total, je pensais que seul le dessin compterait pour me faire passer en seconde année et je me suis redirigé en section professionnelle pour apprendre un métier.

Digue de la Ciotat pendant un Jam 

Les années passent et le graffiti fait toujours autant parti de ma vie, mais de manière plus intense et avec les risques qui vont avec. Je passe certaines de mes nuits à aller peindre sur les murs qui bordent l’autoroute, les stores des magasins, les tunnels du métro et des trains. C’est à ce moment-là que je décide de m’acheter mon premier appareil photo, un petit compact Canon Ixus 60, il permettait de pouvoir faire des photos en pose longue, idéal pour prendre des graffs en pleine nuit !

Du Graffiti a la photographie

Grace à mon appareil photo, je pouvais montrer a tout le monde les ambiances des lieux insolites et les frontières que l’on avait franchies avec le crew, immortaliser les soirées passées à boire comme des pochtrons, et prendre des photos de ma vie tout simplement. Au fur et à mesure des années, le graffiti est passé en second plan, mon appareil photo est devenu mon outil d’expression principal, et je me suis acheté des livres pour apprendre la technique et les bases de la photographie. Une fois arrivé à la limite de mon appareil compact je me suis acheté mon premier boitier reflex. Un Nikon D300.

De la passion à la pratique professionnelle

L’acquisition d’un boitier reflex m’a permis de travailler ma technique et d’aiguiser mon œil, plus question de faire des photos sans comprendre comment cela fonctionne. J’ai commencé par faire des photos de lieux abandonnés, facile pour un graffeur de trouver ce genre d’endroit, je passais mon temps à graffer dans ce genre de lieux pour affiner mon style et la maitrise du spray. Ces endroits pour moi représentent le lien entre mon amour pour le Graffiti et ma passion pour la photo, j’en ai fait une série intitulée Raw Materials.

Hôpital Ambroise Paré à Marseille

Explorer ces endroits m’a beaucoup appris au niveau de l’analyse de la lumière, et c’est un point très important car photographier c’est “écrire avec la lumière”. J’ai affiné mon œil à travers plusieurs sujets, j’ai touché un peu a tout avant de savoir ce que j’aimais photographier. A cette époque je travaillais chez Zara (une boutique de vêtements que vous devez très certainement connaitre) et une amie qui avait vu mes photos m’a demandé si je voulais bien être photographe pour son mariage. J’ai accepté, ce fut ma première expérience professionnelle. Couvrir un mariage c’est pas rien, c’est un événement hyper important pour les futurs mariés et si on rate sa prestation, c’est foutu, on ne peut pas recommencer ! Au vu du rendu de mes photos, j’avais réussi ce petit défi et je me suis dit que je pourrais me servir de ma passion pour arrondir mes fins de mois.

Au fil du temps j’ai commencé à développer mon réseau autour des photos de mariage, de grossesse et de naissance. Ces sujets m’ont appris à me fondre dans le décor pour pouvoir saisir des instants naturels, pris sur le vif. Par contre hors de question que mon travail photographique tourne uniquement autour de ses sujets, et j’ai commencé à faire des photos liées à mon amour pour la musique.

Flashback Photographic

Nous sommes en 2013, il y a quelques mois je suis devenu papa et a cette époque je sortais pas mal pour faire des photos de soirées, de concerts et autres événements liés à la musique. Avec mon ami Cédric, photographe également on décide d’unir notre vision sur le monde de la nuit et de la musique, le collectif Flashback Photographic est né. Nous avons couvert pendant deux ans quasiment toutes les grosses soirées et festivals sur Marseille (Marsatac, Fiesta des Suds…), ce fut HYPER fatiguant mais surtout très enrichissant. Cette fois ci l’exercice c’était de retranscrire l’énergie de la musique sur le public présent dans les soirées et de faire de belles photos des artistes sur scène également. Les autres photographes n’osaient pas aller au cœur de la foule avec du matériel photographique professionnel, et c’est par cette relation très proche avec le public qu’on a sorti des photos très percutantes et c’est ce qui a fait notre force.

Soirée “Jack is burning” organisée par Anaïs et Pedro

“Deep” issue de la série Power of sound

Aujourd’hui le collectif est en stand-by car nous avons d’autres projets personnels à réaliser chacun de notre côté.

Oser l’aventure photographique à fond

Plus le temps passe et moins je me sens à ma place chez Zara, je suis bloqué à cause de mon poste à responsabilité et surtout par les contraintes des horaires. La photographie a pris une place très importante dans ma vie, elle me sert de moyen d’expression artistique, de soupape de décompression quand je me ballade seul dans la rue, et de gagne-pain quand on fait appel à moi. Comment est-il possible d’en vivre et de mener à bien ses projets photos quand on y consacre que 10% de son temps ? Impossible. Il est temps pour moi de quitter Zara après 8 ans de bons et loyaux services et d’oser vivre mon rêve à fond, celui de devenir photographe à part entière. Septembre 2016, après avoir m’être battu pendant 6 mois pour réussir à obtenir une rupture conventionnelle me voilà enfin libre, et à partir de ce moment les contrats s’enchainent, et je me met à faire de la photo argentique pour développer encore plus ma créativité photographique en chambre noire.

Voilà plus d’un an que j’ai franchi le cap et je vous souhaite à tous de faire la même chose. OSER.

“Ce n’est pas par ce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est par ce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles”. Sénèque

Soyez fort ! Damien.

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